La minorité turco-musulmane de Thrace occidentale

Samim Akgönül, politologue et historien à l’Université Strasbourg, a intervenu sur la minorité turcophone en Thrace Occidentale.

Dans le cadre de sériés débats organisés par Plateforme de Paris, sur le thème « minorités et pluralisme », Samim Akgönül, politologue et historien à l’Université Strasbourg, a intervenu sur la minorité turcophone en Thrace Occidentale. Il a évoqué que cette question fait longuement débat entre Grèce et Turquie, d’abord sur l’appellation, puis sur différentes problèmes socio politiques. A l’époque où M. Akgönül a présenté un rapport au Conseil de l’Europe, il a été virulemment attaqué et critiqué par la représentant grec en disant qu’il fallait appeler la Thrace Occidentale, non pas la minorité turco musulmane. Or, la question est due système millet, un découpage ethno-confessionnel. Apres des longues années de purification et des échanges des populations entre Grèce et Turquie, l’homogénéisation est mise en œuvre, pourtant on ne peut pas parler d’une population homogène, mais on fait parti d’une population métisse entre différents confessions et ethnies. Ce système continue encore influencer le paysage politique et social de deux cotés grec et turques. Akgönül mentionne certains exemples comme les citoyennes turques de confessions syriaques qui bâtissent des églises en France ne sont pas comptés comme des « turcs » puisqu’il s’agit d’un critère confessionnel. Il a donné l’exemple d’un Eglise crée par des syriaques qui parlent turc venant de Turquie actuelle, dans le quartier de Bischleim. La gestion des minorités ethniques et religieuses est une affaire difficile pour les Etats modernes comme l’élection des muftis en Grèce qui se pose encore problème au sein des turcos musulmans. L’Etat veut nommer les nouveaux muftis, et la population musulmane ne les accepte pas. Ainsi que la Grece n’est pas laique, les religieux ont un role sur divers sujets comme le mariage, heritage, les biens de fondations pieuses. La Grece a été condamnee deux fois par le Cours de Droits de l’homme en violant les droits des minorites turco musulmanes. La solution n’est pas evidente, selon le dernier rapport de français Hiugo : suggere que le peuple elit ses muftis, par contre ces ordres religieux ne dote que des ordres religieux, pas social et culturel, en d’autres termes la secularisation de tous politiques religieuses que les orthodoxes ne peuvent pas echapper.

Programme

23 Fevrier, Universite Strasbourg