Ali Ihsan Aydin, journaliste
Qui sont ces Turcs , à partir de la fin du XIe siècle, se sont attaqués d'abord aux provinces byzantines d'Asie Mineure puis, à la fin du XIIIe siècle, à la partie européenne de l'Empire byzantin avant d'entreprendre la conquête des Balkans, non sans avoir auparavant encerclé le réduit byzantin dont le point fort était la capitale de l'empire, Constantinople qui tomba finalement entre leurs mains en 1453 . Constantinople n'était pour eux qu'une étape car, au lendemain de sa conquête, ces mêmes Turcs Ottomans lancent attaques sur attaques en direction de l'Europe Centro-danubienne, mettant par deux fois le siège devant Vienne, une première fois en 1529, une seconde – la dernière – en 1683. Apres une époque de guerre et d’un souhait des papes de montrer les Tucs comme des ennemis, l’Europe et les ottomans commencent à avoir des accords commerciaux comme les vénitiens ou encore l’alliance entre François 1 e et les Ottomans. Ces deux mondes apprennent à vivre ensemble et à ce respecter mutuellement à travers leurs histoires communes.
François d'Assise et de sa visite au Sultan (1219)
Luc Mathieu, franciscain, théologien et historien
Pendant les périodes de croisades un homme décide d’aller voir le sultan .A son arrive dans les terres des Sarazins il traverse les avant-postes de cette armée, recuit à rencontrer le sultan Malik al-Kamil qui es lui-même le neuve du grand Saladin.
Le prince leur demanda qui les envoyait, pourquoi et à quel titre, et comment ils avaient fait pour venir; avec assurance, François répondit qu'il avait été envoyé d'au-delà des mers non par un homme mais par le Dieu très-haut pour lui indiquer, à lui et à son peuple, la voie du salut et leur annoncer l'Évangile qui est la vérité. Puis il prêcha au sultan Dieu Trinité et Jésus sauveur du monde, avec une telle vigueur de pensée, une telle force d'âme et une telle ferveur d'esprit qu'en lui se réalisait de façon éclatante ce verset de l'Évangile
Témoin en effet de cette ardeur et de ce courage, le sultan l'écouta avec plaisir et le pressa de prolonger son séjour auprès de lui. Il offrit à François de nombreux et riches cadeaux que ce dernier méprisa comme de la boue : ce n'était pas des richesses du monde dont il était avide mais du salut des âmes. Le sultan n'en conçut que plus de dévotion encore pour lui, à constater chez le saint un si parfait mépris des biens d'ici-bas. François quitta le pays du sultan escorté par ses soldats.
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