LOVE IS A VERB

"Love is a verb" remporte un franc succès

"Love is a verb" remporte un franc succès



Vendredi 17 octobre, au cinéma Gaumont Opéra Capucines à Paris, ce sont plus de 300 personnes qui se sont donné rendez-vous à l'occasion de l'avant-première du documentaire Love is a verb sur le mouvement Gülen réalisé par l'Américaine Terry Spencer.


20h, la salle est comble. Des spectateurs en nombre et de tous horizons sont venus assister ce soir-là à l'avant-première de Love is a verb pleins d'attentes, d'appréhensions aussi. On est venus en famille, entre amis, seul et on compte bien en savoir plus ou découvrir, tout simplement, le mouvement Hizmet à travers cette série de reportages tournés en Bosnie, en Somalie, en Irak mais aussi en Turquie et aux Etats-Unis. Le documentaire de 55 minutes retrace l'histoire du prédicateur musulman Fethullah Gülen et met en lumière les domaines d'intervention du Hizmet. L'éducation, l'aide humanitaire, le vivre-ensemble, véritables piliers dans la vie de l'homme qui s'est exilé volontairement aux Etats-Unis, en Pennsylvanie, sont véhiculés à travers des témoignages poignants, des images frappantes.


Terry Spencer a remporté le pari de donner un aperçu à la fois général et précis du Hizmet en moins d'une heure aux spectateurs, qui ont d'ailleurs eu l'occasion d'échanger avec la réalisatrice et le producteur, Kenneth Hunter, pendant la session de questions-réponses qui a suivi la projection. Et c'est face à un public plutôt enthousiaste que s'est retrouvée l'auteure de Love is verb.


Un public ému


Un spectateur de confession catholique recommande vivement la diffusion du documentaire sur des chaînes de télévision culturelles. Un jeune homme s'enthousiasme de voir la réalité avec laquelle sont dépeintes les écoles du Hizmet, dans lesquelles il a eu l'occasion d'être scolarisé de la classe de sixième jusqu'à la terminale au Sénégal. Une spectatrice qui se dit de confession musulmane souligne la qualité du film et se dit «très agréablement surprise», elle qui a trouvé dans Love is a verb et les actions de Gülen une belle alternative aux actes de violence commis au nom de l'islam.


Face aux réactions plus mitigées qui souligne la dimension empathique du film, la réalisatrice réitère que pour elle, il s'agit de faire connaître le Hizmet au plus grand nombre, et en particulier au public américain.


Pour finir avec une petite note de Kenneth Hunter à l'acteur Tom Cruise lors de l'avant-première de Love is a verb qui coïncidait avec celle de Edge of tomorrow à Toronto au Canada : «Dans votre film, les héros sont des acteurs, dans le nôtre, les héros sont des personnes réelles».


 


Trois questions à Terry Spencer Hesser, réalisatrice de Love is a verb.


Comment vous est venue l'idée de réaliser ce documentaire sur le mouvement Hizmet ?


Derrière le film, il y a toute une série d'incidents heureux. J'ai rencontré des personnes appartenant au mouvement par quelqu'un qui me les a présentés et ils m'ont invitée en Turquie. Je pensais que j'allais réaliser un documentaire sur la Turquie, mais pendant ce séjour interreligieux, j'ai réalisé qu'il y avait une histoire bien plus importante à raconter. Qui sont ces personnes et que font-elles ? Je me suis intéressée à leur histoire et me suis rendu compte que je serais la première à la raconter à un public américain. Difficile de ne pas saisir cette opportunité !


Quelles sont vos impressions sur cette avant-première ?


C'était merveilleux. C'est stupéfiant de voir tout ce monde. Toutes ces personnes qui sont venues voir le film, leurs commentaires et leurs questions, leurs idées. Après la projection, pendant le cocktail, les spectateurs ont continué à me poser des questions, ils voulaient en savoir plus sur le mouvement, mes motivations... Ils étaient surtout reconnaissants. Cela me rend très heureuse.


Que pensez-vous des événements actuels qui se déroulent en Turquie entre le président Tayyip Erdogan et Fethullah Gülen ?



Je ne pense pas être la personne la mieux qualifiée pour répondre à cette question, si ce n'est avec mon opinion personnelle. Ce qui m'a vraiment frappée, c'est le fait que ce soit une guerre et qu'il [Erdogan] se sente menacé par le mouvement. En fait, c'est une sorte de guerre qui n'a pas été déclarée. Je pense que s'en prendre à des associations comme Kimse Yok Mu, lui dire qu'elle ne doit plus recueillir de dons ni aider les gens, en somme faire des personnes qui ont le plus besoin d'aide les victimes d'une politique, est assez scandaleux.

Programme

Programme : 

Cinéma Gaumont Opéra Capucines

2 boulevard des capucines 75009 Paris

Accessibilité: RER A Auber, Metro 3,7,8: Arrêt Opéra

 

Vendredi 17 Octobre 2014

19h30- 20h00:  Réception

20h00- 21h00: Projection

21h00- 21:20:  Session de questions-réponses avec Terry Spencer

 

21h20: Cocktail